(Marie de Saint Donat)

 Franciscaine Missionnaire de Marie

 

Née à Saint-Clément, Beauharnois, Québec

le 21 avril 1926

Entrée dans l’Institut à Québec

 le 14 septembre 1944

 

Décédée à Montréal

 le 9 décembre 2017

 dans sa 92e année,

la 74e de sa vie religieuse

 

Qu’elle repose dans la paix du Christ ! 

 

Marcelle est née le 21 avril 1926 à Saint-Clément de Beauharnois, Rang Saint-Georges. Son père Donat était cultivateur et sa mère Mercédès Brault était une femme aux dons multiples qui donna naissance à dix enfants dont neuf survivants. Elle était la 7e. 

 

La joie et le bonheur rayonnaient au foyer paternel. Sa grande sœur Léa, qui devint FMM, a joué un grand rôle dans la vie des plus jeunes. Elle les rassemblait pour jouer, leur faisait la classe, leur apprenait le catéchisme laissant ainsi la maman libre pour vaquer à ses occupations. C’est dans cette ambiance de paix et de sérénité que grandit Marcelle. Elle fit ses études primaires à l’école du rang puis vint rejoindre sa sœur Léa au Juvénat Ste- Marie-des-Roses à Rigaud où elle compléta son secondaire.

 

En 1944, à l’âge de 18 ans, elle entrait au noviciat de la Grande-Allée à Québec.  Elle n’avait qu’un désir de servir dans l’amour. De nature besogneuse et butineuse, ordonnée et organisatrice, elle remplit souvent la charge de procuratrice dans nos maisons, mais un jour en 1949 une occupation allait permettre à sa nature active de se mesurer à quelque chose, elle devint institutrice à l’école primaire de Saint-Malo, École de la Commission Scolaire de Québec, où l’on enseignait avec la méthode globale. Son petit monde de première année était entre bonnes mains, elle s’assurait du succès de chacun avec une ardeur jalouse. Les enfants devenus adultes se souvenaient encore de celle qui leur avait donné la base d’une éducation solide. Elle avait rempli cette mission pendant 18 années.

 

En 1965, Marcelle occupera différents postes, comme celui d’assistante au pavillon missionnaire à l’Expo 67. Elle sera présente à Saint-Laurent, à Val d’Or, périodes dites de repos.

 

Mais 1969 la ramène à son Alma Mater, à Rigaud. Elle s’occupera des étudiantes du Collège Bourget qui logent à la Maison Charlebois, dans ce qui avait été autrefois la résidence du noviciat des Clercs de Saint-Viateur. C’est là qu’elle fut connue comme la grande sœur pour les aînées, mais avec l’autorité de celle qui mène la maison. Pour les plus jeunes elle fit souvent figure de « petite mère, » puisqu’elle devait faire accepter l’absence de papa et de maman. Elle accompagnait ces jeunes à partir de la fin des classes le soir, jusqu’au retour au Collège le lendemain. Elle les suivait en récréation, à l’étude, au dortoir, au réveil. Que de confidences entendues !  De grosses peines consolées ! Marcelle faisait tout cela selon une formule qui semblait à l’épreuve du temps, puisqu’elle tint ce rôle pendant seize années consécutives. Plus d’une fois lui fut-il dit : « On sent que vous nous aimez et vous êtes juste. »  Difficile de trouver à redire avec un tel témoignage. 

 

En 1983 elle est élue Supérieure de la maison de Rigaud. En 1990 elle apportera son aide au Foyer Marie-Hermine à Montréal puis sera de nouveau nommée à Rigaud, mais cette fois ce sera pour apporter son aide au Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes en qualité de répondante au magasin des articles de piété. Sa présence y était devenue un élément naturel de la maison, en sorte que les habitués(es) auraient trouvé qu’il y manquait quelque chose d’essentiel si elle n’avait pas été là.  Mgr Lebel, Évêque de Valleyfield, lui remit la médaille du Mérite diocésain et reconnut publiquement la qualité et la constance de son bénévolat.

 

En octobre 1994 la santé de Marcelle, nécessitant un suivi médical, elle dut se rapprocher des hôpitaux à Montréal. Demeurant quand même active, elle devint responsable de la Réception de cette grande maison et en assura le bon fonctionnement, avec prudence, compréhension et clairvoyance.  Elle était en charge du magasin, si fière d’étaler les articles que tricotaient les sœurs. Elle les vendait pour venir en aide aux missions lointaines.

 

Elle a été pour nous, dans la province canadienne un trésor, qui contribua à l’avancement de beaucoup de projets. Ce que les supérieures lui confiaient, elle l’accomplissait avec rigueur et perfection mettant en œuvre tout son savoir et surtout son cœur. Habituée à se donner, c’est avec difficulté qu’elle accepta de diminuer ses activités. Même jusqu’à la fin elle insistait pour remplacer les employé(es) à la réception pendant leurs pauses.

 

Mais Marcelle dut enfin se résigner et quitter le travail. Sa santé, suivant le cours des âges, s’était beaucoup détériorée. Elle fut admise à notre infirmerie le 15 septembre 2017.

 

Femme déterminée elle déplorait chaque perte d’autonomie, faisait des efforts pour communiquer et ne comprenait pas que sa maladie puisse l’amener jusqu’aux portes du ciel. Tenant à la vie par un souffle fragile, elle demeura de longs jours sur son lit de fatigue. Aucune souffrance, rien que l’attente, une longue attente, quand enfin, sa volonté et celle de son Dieu s’unirent dans un perpétuel acte d’amour. Marcelle, avec courage, venait de vivre sa Pâque. Elle naissait dans l’Éternité. 

« Reçois cher enfant missionnaire, ma bénédiction la plus abondante et que la Divine Providence comble tes désirs les plus chers.

 

Heureuse et Sainte année, bonne santé, bon succès en tout et que très bientôt tu sois au milieu de nous.  Papa qui t’aime toujours. »

Image avec bénédiction paternelle trouvée dans son missel maternel.