(Mary Cecilia of the Angels)

 Franciscaine Missionnaire de Marie

 

Née à Nambour, Queensland, Australie

le 9 mai, 1933

Entrée dans l’Institut à Mittagong, Australia

le 17 mars, 1957

 

Décédée à Calgary, Alberta

le 28 octobre, 2017,

 dans sa 85e année,

la 61e de sa vie religieuse.

 

 Qu’elle repose dans la paix du Christ !

 

“Relève-toi
et prends l’affaire en mains.
Nous sommes prêts
à te seconder.
N'hésite donc pas à agir.”

 

(Esdras 10, 4)

 

 

Cecily est née le 9 mai 1933 à Nambour, Queensland, Australie, fille de William Henry et d'Ellen Mary Gill.  Elle avait trois frères, Robert Francis, Allen James et Lesley. Nambour est une ville de 13800 personnes dans le sud-est du Queensland à environ 100 km au nord de Brisbane. En 1949, elle obtient une bourse pour le Collège d'enseignement au primaire de Brisbane.  Elle poursuit ses études au Collège d'enseignement au secondaire en 1951. Elle complète son stage d'enseignante-assistante à Montville, Queensland.  Elle enseigne en 7e et 8e année jusqu’en 1953. En 1954 à Mount Barney, Queensland, elle s'initie à la 6e année.  Juste avant d'entrer, de février 1955 à janvier 1956, elle enseigne au secondaire à Palm Island. C'est durant ce séjour qu'elle découvre le charisme des Franciscaines Missionnaires de Marie. Elle passe quelques fins de semaine avec nos sœurs au couvent. Nos sœurs âgées se souviennent d'une rousse pétillante, joyeuse et très jolie.

 

Le 17 mars 1957, elle commence un an de postulat.  Sa vie religieuse s'enracine dans la fête de Saint Joseph, le 19 mars, puisqu'en cette date elle entre au noviciat (1958), fait sa profession temporaire (1960) et sa profession perpétuelle (1963).  C’est le début de son parcours de vie vers une relation de plus en plus profonde avec Dieu.  Sa première mission est à Melbourne, Victoria, dans notre communauté fmm où elle est enseignante à tous les niveaux avec le jardin d’enfants Ave Maria, l’école primaire Our Lady of Nativity et le Collège Ave Maria à West Essendon.  Une enseignante dans l'âme, elle éguise ses aptitudes durant 9 ans jusqu'en 1969.

 

De 1970 à 1989, elle s'engage à fond dans la mission de la Papouasie Nouvelle Guinée (PNG). Cette vingtaine d'années l'a formée, ainsi que sa compréhension d’être présente au peuple de Dieu. Après un court séjour dans la communauté de Wati avec Emily Seen, une infirmière chinoise, et Eugenia, une travailleuse sociale polonaise, Cecily enseigne à l'école secondaire Saint Francis à Walamu. C'est une école mixte fondée par les Frères de Saint Patrick (l'ordre irlandais des Patrician Brothers). Le fondateur de l'école, le frère Charles Berry, n'avait que des louages à son égard. Avec ses frères, il s'étonnait de sa capacité à maintenir des classes de garçons tout en les faisant étudier et défricher le terrain pour de nouvelles salles de classe.  Grâce à ses efforts avec les garçons à abattre les arbres et à déterrer les souches, ils ont pu construire trois salles de classe par an avec les subventions de l'état pour une classe.

 

Avec l'expansion de la mission de PNG, elle devient conseillère provinciale.  Elle recevait avec bienveillance toute demande en essayant de trouver des solutions.  Elle était travaillante et débrouillarde dans sa capacité de régler les problèmes.  Elle donna beaucoup et demanda peu de choses grâce à une autosuffisance très prononcée.  En dépit des difficultés des dernières années en PNG, les gens se souviennent d'une missionnaire pionnière très intégrée comme une vraie Papoue.

 

Chaque mission est un mystère pascal.  Cecily a prié sur ce fait dans une de ses prières.  “Quand il y a de l'obscurité en moi, un manque de foi, de confiance, qu'importe, j’implore Dieu que ceci n'infecte ni ne blesse les autres.  Je parle d'eux à Dieu, mais il en sait beaucoup plus que moi.  Je ne sais jamais quand et comment il va saisir leur conscience.  Je ne sais pas non plus si j’ai un rôle dans leur histoire sacrée ou s'ils en ont un dans la mienne ?”

 

Durant l'année académique de 1977-1978, elle compléta des études pour un certificat en théologie au Centre jésuite de théologie à Berkeley, Californie aux États-Unis.  Elle reprit des études à l'Université Saint-Paul à Ottawa, Ontario, en 1990.  À Calgary, elle était coordinatrice de soins pastoraux pour les Premières Nations sur les réserves.  En 1993, elle devient la directrice du Conseil Diocésain Missionnaire. Elle aida des sœurs comme Annette John dans sa mission d'administratrice paroissiale sur la réserve de la nation Tsuu T’ina et ensuite au Latour Native Pastoral Centre. Avec ses expériences en Papouasie Nouvelle Guinée et au Canada, elle l'initia et la guida.  Elle était convaincue que d'être avec ces peuples c’était d’être sur un terrain sacré où l’on doit se déchausser car Dieu y est passé avant nous.  Elle aida les autochtones à se prendre en main.  Elle encouragea le développement de leurs talents artistiques. Elle ne pouvait pas souffrir les indécis. Elle était exigeante, respectueuse, directe et franche. Cecily commença le groupe des associés(es) fmm dans sa communauté. Elle animait la liturgie avec une touche moderne par de beaux chants et de belles lectures.  Son pouce vert fit fleurir un potager et des parterres de fleurs en utilisant des techniques modernes.

 

Les deux dernières années étaient imprégnées de souffrance et de maladie avec des attaques cardiaques, des ACV et des fractures graves. Avec sa volonté de fer, elle était convaincue qu’elle s’en sortirait quand le 9 mai elle promit à Sœur Annette John qu’elles se reverraient aux fêtes du 125e en septembre à Montréal.  Après plusieurs mois d’une santé de plus en plus déclinante, elle perdit la bataille et mourut le matin du 28 octobre avec Soeur Rita Kim à ses côtés. 

Le plus important dans ce monde
N’est pas où nous sommes,

Mais la direction du chemin

Que nous prenons…

 

Des fois il vaut suivre le vent

Et parfois aller contre lui…

Mais il faut toujours naviguer

 

Oh ! si j'avais les ailes de la colombe,

Je m'envolerais, et je trouverais le repos.  Ps 55,6

Sans dériver ou s’amarrer.

 

Voici bien Cecily,

Une femme de courage

Et de conviction.

Vraiment la femme

Vaillante, forte et libre.

 

Qu’importe la mission confiée

Et ses difficultés,

Elle l’accueillait avec audace.

Ces défis embrassés

Comme une chance

Pour surtout servir

Ceux aux périphéries.

Sœur Annette John, fmm